1 – HISTORIQUE DU SITE 

Le projet s’inscrit sur une coulée végétale de plus de 10 000 m2. 

Ce terrain est une ancienne propriété militaire non construite.

C’est l’une des dernières parcelles de terre vierge de toute construction et non polluée en plein cœur de l’agglomération Nancéienne

2 – GENESE DU PROJET 

Ce terrain est une jachère, propriété de la commune de Nancy depuis la disparition des casernes auxquelles il était rattaché.

Depuis 3 ans, les habitants du quartier réclament l’autorisation d’y cultiver lors des réunions locales organisées par la mairie.

Cette demande est toujours restée sans réponse. 

Le 8 Janvier 2019, le collectif local “PAR-DELÀ LES MURS” se crée et organise chaque jeudi une “Assemblée citoyenne” locale et publique de travail. 

Lors de celle-ci, des propositions de projets sont débattues. 

Début mars 2020, fort de nombreuses années d’expérience de jardinage, il nous est apparu la nécessité et l’urgence de développer de l’autonomie alimentaire urbaine en

prévision de la crise économique qui s’amplifie. 

Le 25 juillet 2020, le collectif a organisé l’événement “Attentat potager” qui avait pour objectif que chaque habitant de Nancy investisse l’espace public (Parc, Terrain vague…) pour replanter où créer des potagers. 

Localement le collectif a décidé d’investir la coulée végétale d’ARTEM pour créer le “PARC DES COMMUNS COMESTIBLES D’ARTEM” et d’en faire un vrai lieu pour les riverains. 

A cette occasion, le nouveau maire Mathieu Klein a été publiquement invité à y participer. 

Nous avons eu la visite de l’Adjoint au Maire Frédéric MAGUIN, qui était très enthousiaste sur la démarche

VUE AERIENNE DU SITE

3 – PRINCIPE ET ESPRIT DU PARC 

En plein cœur du tissu urbain de la ville de Nancy et de son agglomération, cette large étendue végétale est le lien parfait entre le pôle alimentaire (marché d’Haussonville) et le pôle culturel, éducationnel et de recherche (complexe ARTEM). 

C’est incontestablement le lieu idéal pour accueillir le projet du « Parc des Communs Comestibles ». 

Celui-ci est le lien parfait entre les deux pôles d’Haussonville et d’ARTEM 

Il accueille : 

 – La production d’alimentation autogérée 

 – La création de biodiversité urbaine 

 – Des espaces d’expression aux artistes locaux 

 – Des espaces de détente et ludiques 

 – Un lieu pour recréer du lien 

 – Un lieu pour les écoliers de découverte et d’apprentissage 

 – Un lieu de montée en compétence pour tous 

De manière générale, la ville s’est toujours inscrite dans une logique de prédation sur les biotopes. Cette transition écologique doit nécessairement passer par la reconquête de ces biotopes dans le cadre urbain.

Ce projet du « Parc des Communs Comestibles » est avant-gardiste car il s’inscrit dans une réelle amorce à la transition écologique de la ville.

PLAN DE MASSE DU PROJET DU PARC DES COMMUNS COMESTIBLES D’ARTEM

4 – PRINCIPE CONSTRUCTIF 

Le choix architectural des structures d’accueil et des serres découle du principe d’associer l’idée de structures maraichères traditionnelles dans un parc urbain de qualité, tout en intégrant la nécessité d’utiliser un maximum de matériaux biosourcés. 

C’est pourquoi, l’ensemble des structures seront avec une charpente bois, le tout posé sur des semelles de fondation légères surmontées de murets de soubassement d’une vingtaine de centimètres de haut pour la mise hors d’eau des pièces de bois. 

L’ensemble des vitrages verticaux seront en verre simple et feuilleté afin de répondre aux normes de sécurité inhérentes à ce lieu accueillant du public. Les toitures des serres et les lanterneaux du bâtiment principal seront, par-contre, constitués de plaques de polycarbonate afin de conserver la légèreté des structures. Les toitures terrasses seront constituées de membranes d’étanchéité bitumineuses. 

L’ensemble des toitures feront l’objet de récupération des eaux de pluie à des fins d’arrosage des serres, via des cuves intégrées dans chacune de celles-ci, ou pour l’alimentation des bassins de stockage. 

A ceci s’ajoutera un système de récupération de la rosée par l’intermédiaire d’une maille métallique positionnée au-dessus des toitures qui s’écoulera dans la gouttière. 

5 – PRINCIPE DE PRODUCTION D’ENERGIE 

L’enjeux énergétique du projet est le chauffage (en hiver) des serres et des locaux. Mais également l’eau chaude sanitaire du parc.  

Plusieurs principes pour le chauffage : 

– Captation thermique de la décomposition organique des végétaux (composteur hydraulique) 

– Captation/concentration des rayons solaires 

– Murs de trombe 

(voir possibilité de revalorisation du surplus calorifique émis par le complexe ARTEM) 

6 – PRINCIPE D’ORGANISATION DU PARC, DU VEGETAL ET DU CYCLE DE L’EAU 

Le parc se structure autour de la superposition de deux cheminements : 

– Le premier, orthogonal, s’inscrit dans l’organisation des serres de de la majorité des espaces de maraichage. Il a pour but le bon usage de l’aspect productif du parc. 

– Le deuxième, de nature plus organique, est le lieu des promenades 

paysagères et culturelles. Ce parcours se trouve ponctué d’espaces d’exposition le long d’arbres comestibles de hautes cimes tels que des tilleuls, noyers, châtaigniers, etc.

 Pour favoriser la richesse des points de vue paysager et maraîchers, les différentes zones du parc expriment soit des potagers sans couvert végétal, soit des potagers associés à des vergers (agroforesterie), soit des zones boisées plus denses. 

On y trouve aussi un vaste espace engazonné orienté pour la détente, les pic-nics, concerts, etc. . 

Quant au cycle de l’eau, quatre étendues d’eau servent à récupérer les eaux pluviales et de ruissellement, créent un microclimat dans le parc et des espaces de biodiversité. A terme, et si nécessaire, ces étendues d’eau offrent une sécurité hydrique au parc. 

7 – FINANCEMENT ET PHASAGE 

Ce projet est estimé à 1,5 million d’euros pour les éléments de construction et de clôture. A cette enveloppe, s’ajoute 500 000 euros pour les plantations.

Financement du projet:  

 – Subventions publiques 

 – Financements participatifs 

Il est prévu d’échelonner la réalisation du projet sur 3 phases s’étalant sur 3 ans : 

Phase 1 : Mise en place des cheminements, des étangs et construction des 6 premières serres et de l’atelier secondaire pour lancer la production maraichère au plus vite, y compris pose des clôtures et implantation de 80% des arbres de haute cime et des fruitiers avec le lancement du programme pédagogique. 

Phase 2 : Construction du bâtiment principal pour l’accueil du public. 

Phase 3 : Construction des dernières serres, du poulailler et des derniers arbres de haute cime et des fruitiers. 

8 – ECONOMIE ET GESTION DU PARC 

Association gestionnaire du bien commun 

(par exemple : Bail emphytéotique de cette coulée végétale) se devra :

– d’être transparente 

– de rendre des comptes aux citoyens 

Création d’emplois locaux : 

– Au commencement 3 personnes minimum 

A terme 10 personnes minimum 

(Selon l’étude de l’INRAE sur la Ferme du Bec Hellouin) 

Type d’emplois locaux : 

– Salariés 

– Réinsertion 

– Intervenants ponctuels 

– Service civique / Stagiaires / Apprentissage 

– Bénévolat

– Etc. . 

 Produits de vente : 

– Graines / Plants 

– Fruits / Légumes / Aromates 

– Confitures / Miel / Cire / Conserves 

– Poissons / Œufs 

– Animations festives / Formations / Classes de découvertes / Stages de cuisine / Cours de développement personnel 

– Etc. . 

Vendre au juste prix : 

– Sans aucun profit 

– Pour payer uniquement : les Salaires, les Charges d’exploitation et les Frais d’investissement 

Tarification : 

– Prix de référence (plein tarif) est celui du marché Haussonville pour éviter la concurrence déloyale. 

Principe du coefficient participatif qui sera appliqué sur le prix de référence :

– Coefficient de 1 : personne totalement extérieure non membre du collectif. 

– Coefficient de 0.9 : personne membre du collectif qui soutient mais qui ne participe pas. 

– Coefficient de 0 : personne membre du collectif qui participe et qui est fortement impliquée. 

Un principe de rationnement par personne ou par famille sera appliqué pour éviter une mauvaise répartition des récoltes. 

Ces principes seront fixés par des processus de votation au sein du collectif de quartier. 

LIEN VERS LA VIDEO DU PROJET